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ENTRETIEN AVEC ARI
BEN MONACHÉ (Conseiller de renseignement d'Isaac Chamir et l'auteur de
l'ouvrage" Le prix du sang")
En 1992, dans la
revue" Chahr-é Farang" nous avions présenté un ouvrage
intitulé "Profits of War" dont l'auteur est Ari Ben Monaché,
conseiller de renseignement d'Isaac Shamir, Premier Ministre d'Israël.
A l'époque, cet ouvrage n'était pas encore traduit en persan. En 1993,
cet ouvrage fut traduit en persan par notre cher ami Monsieur
Massoud Ansari et ublié à Washington sous le titre: "Le prix du
sang". Aujourd'hui, tous les Iraniens connaissent cet ouvrage. Nous
même nous avons parlé de cet ouvrage avec son auteur sur les ondes de
la radio "A vayé Iran" à Paris et aussi à travers nos
autres publications: "Homa" et "Chahré Farang" ...
Ce qui suit est un entretien téléphonique que nous avons eu avec M.
Ari Ben Monaché au cours du mois de juin :
Abbasi : Bonjour Monsieur Ari Ben Monaché
Ari Ben Monaché : Comment allez-vous?
Abbasi : Merci et vous?
Ari Ben Monaché : Merci.
Abbasi : Avant toute chose j'informe nos amis qui n'ont pas encore lu
votre ouvrage que M. Ari Ben Monaché parle très bien le persan.
Ari Ben Monaché : Je le parle très peu!
Abbasi : Oui un peu! mais vous parlez également plusieurs autres
langues. Comme vous le savez, je parle cinq langues et cela est une
bonne chose que nous sachions plusieurs langues.
Bref, pour nous les Iraniens et peut-être pour tous ceux qui
s'intéressent au Moyen-Orient, à l'Orient et aux questions de
renseignements, votre ouvrage serait un des plus retentissants de notre
époque. Comment avez-vous été amené à divulguer ces informations
pour le monde entier?
Ari Ben Monaché : Oui, en 1989, je fus arrêté et détenu
pendant un an aux Etats-Unis dans le cadre de l'affaire"
Irangate". Au terme de cette période j'ai été libéré sur ordre
du tribunal. A ma libération j'ai voulu mettre à nu l'affaire"
Irangate ".
Abbasi : N'avez-vous pas senti une menace pesée sur vous?
Ari Ben Monaché : Ma vie était en danger, mais j'ai pensé que SI le
monde connaissait la vérité, alors je serais épargné.
Abbasi: A l'époque vous étiez déjà conseiller de renseignements auprès
de M. Isaac Shamir, Premier Ministre d'Israël, pourquoi celui-ci
n'est-il pas intervenu en votre faveur?
Ari Ben Monaché : Pour préserver le prestige d'Israël. Il n'a pas
voulu avouer que le gouvernement israélien vendait des armes à
l'Iran.
Abbasi: Que pour cette raison?
Ari Ben Monaché: Rien que pour cela.
Abbasi : Comme il s'avère du titre de votre livre, "Profits of
War", il s'agit des profits issus de la guerre. Est-ce que dans
cette affaire vous avez tiré des profits personnels?
Ari Ben Monaché : J'étais un fonctionnaire et je travaillais pour le
gouvernement d'Israël.
Abbasi : Mais vous savez que les fonctionnaires IranIens et américains
ont eu beaucoup de profits.
Ari Ben Monaché : Certains oui, d'autres non.
Abbasi : Dans le cadre de la vente d'armes, vous avez contacté beaucoup
de personnes dont Seyyed Ahmad Khomeiny.
Ari Ben Monaché : Oui.
Abbasi : Avez-vous également eu des entretiens avec M. Bani Sadr, alors
Président de la République dans le cadre de ces transactions? A un
moment, dans votre ouvrage, vous citez Bani Sadr qui avait participé à
des réunions en Espagne et en France.
Ari Ben Monaché : Oui, il y avait participé, mais je ne l'ai pas
rencontré.
Abbasi : Vous ne l'avez jamais rencontré?
Ari Ben Monaché : Non.
Abbasi : M. Ari Ben Monaché, vous écrivez dans votre livre qu'en
envoyant Madame Ben Daoud à Neuphle-Ie-Château pour rendre visite à
Khomeiny, l'Israël avait compris que Khomeiny pouvait
l'aider. Avant l'envoie de Mme Ben Daoud par Ménahim Béguin auprès de
Khomeiny, Israël n'avait
eu aucun contact avec lui ?
Ari Ben Monaché : Non! Auparavant Israël n'avait aucun contact
avec l'ayatollah Khomeiny.
Abbasi : Et avec ses proches?
Ari Ben Monaché: Avec certains oui. Mais c'étaient des contacts
purement amicaux.
Abbasi : Est-ce que la Mossad disposait de taupes parmi les religieux de
l'Iran? Je dois tout de suite préciser à nos lecteurs qu'avant d'être
conseiller pour les renseignements du Premier Ministre Isaac Shamir, M.
Ari Ben Monaché était membre du Comité commun irano-israélien).
Ari Ben Monaché : Avant la révolution, Israël n'avait pas de
relations officielles avec les religieux Iraniens.
Abbasi : Alors comment la Mossad obtenait des renseignements relatifs
aux religieux?
Ari Ben Monaché : Il y avait quelques personnes; certains contacts
avaient été établis par l'intermédiaire de l'université de Téhéran.
Mais les informations n'étaient pas fiables.
Abbasi : C'est-à-dire que les renseignements obtenus étaient indirects
et secrets?
Ari Ben Monaché : Oui, secrets et indirects.
Abbasi
: Comme vous l'avez écrit, Israël désirait envoyer une équipe à
Neuphle-le-Château pour éliminer Khomeiny mais le Chah d'Iran ne l'a
pas accepté?
Ari Ben Monaché : Oui, c'est vrai. Tout d'abord l'Israël voulait le
faire pour le Président Carter, mais le Chah n'a pas accepté. C'est à
ce moment-là qu'Israël s'est rendu compte que Khomeiny vivant lui
pourrait être bénéfique.
Abbasi : A l'époque la Mosad était-elle informée de la maladie du
Chah?
Ari Ben Monaché : Oui.
Abbasi : A partir de quelle date en avez eu connaissance?
Ari Ben Monaché : A partir de 1972.
Abbasi
: Depuis 1972 vous saviez que le Chah était atteint d'un cancer?
Ari Ben Monaché : Oui; dès 1972-1973, il était évident que le Chah
n'avait pas tout son esprit.
Abbasi : C'est-à-dire que la maladie avait atteint l'esprit du Chah.
Ari Ben Monaché : Oui, en 1977, dès le premier mois de son investiture
au poste de Premier Ministre d'Israël, M. Béguin s'était rendu en
Iran pour s'entretenir avec le Chah. De son retour, il avait dit lui-même
que le Chah n'avait pas tout son esprit.
Abbasi : C'est-à-dire du point de vue de sa maladie et non pas de la
pensée politique?
Ari Ben Monaché : Pas du tout. Sur les deux aspects.
Abbasi : Mais le Chah était un bon ami de l'Israël.
Ari Ben Monaché : A partir de 1976-1977, le Chah s'était durci à l'égard
d'Israël. La paix entre le Chah et l'Irak avait des effets négatifs
sur les relations israélo-iraniennes.
Abbasi : C'est-à-dire que l'Israël n'était pas d'accord avec la paix
entre l'Iran et l'Irak et la rencontre entre le Chah et Saddam Hussein
en Algérie
Ari Ben Monaché : Pas du tout.
Abbasi : Pourquoi ?
Ari Ben Monaché: ......????????
Abbasi
: C'est-à-dire qu’Israël n'était pas persuadé que l'Irak entrerait
dans le camp de l'Iran ?
Ari Ben Monaché : Tout à fait.
Abbasi : Par conséquent, on peut dire que la guerre Iran-Irak visait ce
même objectif et c'est pour cela qu'Israël a vendu des armes; car
cette guerre a beaucoup aidé Israël.
Ari Ben Monaché : C'est tout à fait exact.
Abbasi : D'après vous, dans l'ensemble, le régime de Khomeiny, bien
que n'étant pas allié d'Israël et des Etats-Unis, a rendu davantage
de services à ces deux pays ?
Ari Ben Monaché : Le régime de Khomeiny a rendu davantage de services
à Israël que le régime du Chah.
Abbasi : M. Ari Ben Monaché, vous avez écrit dans votre livre que vous
regrettiez la vente d'armes à l'Iran en plein milieu de la guerre entre
l'Iran et l'Irak. Est-il le cas pour d'autres ? C'est-à-dire
est-ce que les autorités iraniennes pour le compte desquelles vous
faisiez ces transactions affirmaient être inquiets par la guerre ou désiraient-elles
qu'elle se poursuive ?
Ari Ben Monaché : A un certain moment tous voulaient que la
guerre continue parce que tous en profitaient mais vers la fin de
celle-ci après toutes les pertes humaines, certains regrettaient un peu
Abbasi : A votre avis, l'Iran poursuit-t-il actuellement ses bonnes
relations avec l'Israël, malgré la publication de votre ouvrage?
Ari Ben Monaché : Non, la situation a changé depuis 1990, à la suite
de la guerre entre l'Irak et les Etats-Unis. L'Israël n'avait plus peur
des arabes et n'avez donc plus besoin de l'Iran.
Abbasi : Vous pensez qu'aujourd'hui l'Israël n'a plus besoin de l'Iran?
Ari Ben Monaché : Pour l'instant non.
Abbasi : Pourquoi alors l'Israël et les Etats- Unis s'inquiètent
en ce qui concerne les achats relatifs à l'énergie atomique faits par
l'Iran?
Ari Ben Monaché : Car ils ont peur de l'Iran.
Abbasi : Donc ils sont sensibles par rapport à l'Iran qui leur fait
peur?
Ari Ben Monaché : Oui, ils ont peur et n'entretiennent pas de bonnes
relations.
Abbasi : Vous considérez le courant qui a conduit à votre
emprisonnement aux Etats-Unis comme un courant secondaire (rivalité des
versements de pourcentage sur les achats d'armes) qui existait aussi
bien en Israël qu'aux Etats-Unis et en Iran.
Ari Ben Monaché : Oui, c'est vrai.
Abbasi : En Iran, cette rivalité se trouvait entre quels groupes
et quelles personnes?
Ari Ben Monaché : En Iran, entre les groupes de Beheshti et
Rafsandjani.
Abbasi : Cette rivalité existait-elle à l'époque?
Ari Ben Monaché : Oui.
Abbasi : Aux Etats- Unis également existaient deux groupes l'un
soutenant Beheshti, l'autre Rafsandjani?
Ari Ben Monaché : C'est exact. En Israël aussi il existait deux
Abbasi : Donc en Israël il existait également deux groupes l'un
soutenant Rafsandjani, l'autre Beheshti ! C'est très important!
Qu'est-ce qui distinguait ces deux personnes?
Ari Ben Monaché : Rien! C'était une question d'argent.
Abbasi
: C'est-à-dire en Iran tous ceux qui participaient à ces transactions
ne pensaient qu'à l'argent?
Ari Ben Monaché : Oui, avant toute chose!
Abbasi
: Vous avez cité la famille de Rafsandjani comme étant partie prenante
dans ces transactions d'armes. Récemment, M. Ali Khaménéï a affirmé
vouloir arrêter des personnes qui ont détourné des fonds. Dans une
interview, Rafsandjani a déclaré que ni lui ni sa famille n'ont pas détourné
des fonds et ne sont jamais intervenus dans le business. Cependant, vous
l'avez écrit et nous le savons tous que Rafsandjani et sa famille
participaient aux transactions d'armes et dans d'autres transactions également?
Ari Ben Monaché : Oui, c'est juste.
Abbasi : C'est-à-dire qu'ils mentent au peuple?
Ari
Ben Monaché: Qui peut prétendre le contraire?
Abbasi : M; Ari Ben Monaché, une autre question à laquelle vous avait
fait allusion dans votre ouvrage, est celle des otages américains en
Iran. Un mois avant la prise d'otages, j'étais moi-même témoin,
quelques jeunes se sont adressés à un intervenant religieux (Cheikh
Hassan Téhérani) qui voulait prendre la parole à l'université de Téhéran,
et lui ont demandé d'attaquer les Etats-Unis à la fin de son discours,
afin qu'ils puissent profiter de l'occasion et conduire la manifestation
vers l'ambassade américaine. Ce religieux qui était un proche de
Khomeiny affirma que ce dernier n'était pas d'accord. Ces jeunes
n'avaient pas dit qu'ils voulaient occuper l'ambassade mais seulement de
faire une manifestation devant la représentation américaine. Plus tard
cette même proposition fut faite à Moussavi Khoïniha qui l'accepta.
Il fit un discours virulent contre les Etats-Unis qui fut suivi de
l'attaque de l'ambassade et de son occupation. Khomeiny soutint cette
action. A votre avis, cette prise d'otages avait été planifiée à Téhéran
ou en Amérique?
Ari Ben Monaché : Pour ce faire ils se sont faits aidés par, le parti
républicain (de l'Amérique).
Abbasi : M. Ari Ben Monaché, vous affirmez dans votre ouvrage que c'était
vous qui aviez transmis l'argent. C'est-à-dire que les Etats-Unis versèrent
52 millions de dollars aux religieux en guise de pots-de-vin?
Ari
Ben Monaché : Oui, c'était un pourboire!
Abbasi
: Ce fut un pourboire?
Ari Ben Monaché : Oui, un pourboire pour avoir écarté M. Carter.
Abbasi : C'est-à-dire que l'équipe de Reagan a versé 52 millions de
dollars de pourboire à la République Islamique d'Iran qui avait fait
écarter Carter de la course? Pouvez-vous nous dire parmi quelles
personnes a été distribuée cette somme?
Ari Ben Monaché: Je ne sais pas.
Abbasi
: A qui vous avez remis cet argent?
Ari Ben Monaché : A M. Kachani (fils de l'ayatollah Kachani).
Abbasi
: Etait-il seul ou accompagné lorsque vous lui avez remis cet argent.
Ari Ben Monaché : Il était seul.
Abbasi
: Les autorités de la République Islamique étaient-ils au courant de
ces 52 millions de dollars?
Ari Ben Monaché : Oui.
Abbasi : C'est pour cela qu'ils ont tergiversé à libérer les otages
avant les élections américaines et la prestation de serment de Reagan?
Ari Ben Monaché: Oui.
Oui, surtout pour ceux qui ont perçu cet argent.
Abbasi
: M. Ari Ben Monachié pensez-vous qu' aujourd'hui encore en Iran il
existe deux lignes comme à l'époque pour Rafsandjani et Besheshti?
Ari Ben Monaché : A mos avis il en existe plusieurs, pas deux mais
plus.
Abbasi : Revenons à notre première question. Depuis que vous avez écrit
cet ouvrage vous sentez-vous en danger?
Ari Ben Monaché : Oui.
Abbasi : Ce danger provient principalement des Israéliens, des Américains
ou des Iraniens.
Ari Ben Monaché : De la part d'Israël.
Abbasi
: C'est Israël qui vous fait davantage peur?
Ari Ben Monaché : Oui.
Abbasi
: Vous ne pensez pas que les Iraniens ayant participé à ces
transactions et dénoncés par vous seraient également en colère?
Ari Ben Monaché : Si, mais les Israéliens en sont davantage.
Abbasi : Pas tous les Israéliens n'est-ce pas? Un partie? Les Likoud?
Ari Ben Monaché : Les Likoud sont particulièrement en colère.
Abbasi : Malgré le fait que vous-même et votre père sont des amis
proches d'Isaac Shamir (un des dirigeants de Likoud)?
Ari Ben Monaché : Oui, c'est exact.
Abbasi : Malgré le fait que vous êtes fils d'Israël et le fils de
l'ami d'Isaac Shamir, vous sentez votre vie en danger avoir dévoilé
les vérités?
Ari Ben Monaché: Oui, tout à fait.
Abbasi : M. Ari Ben Monaché ne pensez-vous pas que ces relations vous
permettront un jour de reprendre votre service dans les services de
renseignement?
Ari
Ben Monaché : On verra!
Abbasi : Ayant eu auparavant un entretien en anglais, nous ne voulons
pas vous fatiguer davantage. Si vous permettez nous avons encore une ou
deux questions et laissons le reste pour une autre fois.
Abbasi
: Comme vous l'avez indiqué dans votre livre, le colonel Assef avait eu
la mission d'assassiner Khomeiny et vous avez dit que les Etats-Unis
l'avaient demandé à l'Israël? La proposition ne provenait pas de ce
dernier?
Ari Ben Monaché : .....???????
Abbasi : Lorsque vous travailliez
dans la section R de la Mossad et vous aviez pour mission de collaborer
avec les Iraniens, cela englobait-il également les religieux?
Ari Ben Monaché : Oui.
Abbasi
: Vous savez que les religieux disent toujours être des musulmans,
croyant également à Abraham, et qu'ils n'avaient rien contre l'Israël.
Ils disent que l'Israël et les Etats-Unis croient en Dieu, mais les
Russes sont des communistes non croyants.
Ari Ben Monaché : Oui.
Abbasi : Vous avez fourni de vastes explications à propos de Mme Ben
David. Voulez-vous nous indiquer une seconde fois pourquoi Khomeiny a
accepté sa visite et comment de retour en Israël elle avait vu M.
Menahem Béguin, lui indiquant que Khomeiny pouvait être une aide
importante à l'Israël?
Ari Ben Monaché : Oui, c'est exact. Mme Ben David était l'épouse d'un
des dirigeants juifs très croyant et qui avait des relations avec
Khomeiny depuis une quinzaine d'années.
Abbasi : C'est parce que cette personne était morte qu'on envoya sa
femme?
Ari Ben Monaché : Son épouse partit rencontrer Khomeiny.
Abbasi : C'est à partir de ce moment-là que l'Israël considéra
Khomeiny comme une bonne alternative.
Ari Ben Monaché : Que Khomeiny pourrait aider les Israéliens.
Abbasi : Il aida vraiment?
Ari
Ben Monaché : Oui. Et Mme Ben David était à Téhéran en 1980.
Abbasi : En 1980, c'est-à-dire après la révolution?
Ari Ben Monaché : Oui, avec un passeport français.
Abbasi : Je vous remercie M. Ari Ben Monaché. Je voudrais également
vous donner une bonne nouvelle. Peut-être que vous le savez déjà. Nos
chers compatriotes juifs qui s'étaient enfuis de l'Iran après la révolution
rentrent en Iran et leurs biens confisqués leur sont rendus. Cela
ferait-il suite à un quelconque accord entre l'Iran et l'Israël?
Ari Ben Monaché : Je sais que certains sont retournés en Iran.
Abbasi : Serait-il possible que les nouvelles relation entre les
religieux et l'Israël deviennent prochainement officielles?
Ari Ben Monaché : Je ne pense pas, mais ils disent aux juifs qu'ils
peuvent, s'ils le désirent, retourner en Iran.
Abbasi : Pour conclure, avez-vous un message pour les Iraniens qui vous
écoutent ou qui liront cet entretien, pour ceux qui ont subi la guerre
avec l'Irak, les bombardements et les millions de blessés, de tués et
mutilés?
Ari Ben Monaché : Mon message est que la situation changera en s'améliorant.
L'Iran revivra une situation normale. Hafiz a dit: Il n'est pas resté
comme tel et ne restera pas ainsi.
Abbasi
: Je vous remercie M. Ari Ben Monaché.
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